26/01
Conflit Ukraine-Russie : « Si l’escalade continue, on risque le plus important conflit terrestre depuis…
26/01
Drame d’Olembe: Les Lions indomptables apportent un réconfort moral aux victimes
26/01
Fake News et accusations farfelues contre le Cameroun: Samuel Eto’o Fils siffle la fin de…
26/01
Incendie du Liv’s Night Club: le Chef de l’Etat Paul Biya présente ses condoléances aux…
26/01
Bousculade à l’entrée sud du stade Olembe: le président de la République adresse ses condoléances…
25/01
CAN 2021: la CAF décide de délocaliser les matches programmés au stade Olembe après la…
25/01
Match Cameroun-Comores: les Lions indomptables se qualifient pour les quarts de finale
25/01
Bousculade à l’entrée sud du stade Olembe: le président de la République instruit l'ouverture d'une…
25/01
Mindef: “ Unité et cohésion nationales comme facteurs de puissance!!!
25/01
Bousculade à Olembe: Quelques témoins racontent la scène
25/01
Coup d’état au Burkina Faso: Le président Roch Marc Christian Kaboré renversé par les militaires
24/01
Lutte contre les dérives : Le Minfi se débarrasse des personnes utilisées dans ses directions…
24/01
Crise anglophone : Une dizaine de travailleurs de la CDC libérés
24/01
CAN 2021 : Super favori, le Nigéria tombe devant la Tunisie aux 8èmes de finale
24/01
Incendie au Livs Night-Club : Selon l'honorable Cabral Libii, l'opinion doit être informée des véritables…
24/01
Can TotalEnergies 2021: Tom Saintfiet se plaint des conditions de prises en charge de son…
24/01
Joseph Antoine Bell: “ Les algériens ne sont pas venus pour gagner”
23/01
Drame: un incendie dans une boîte de nuit à Yaoundé fait des morts et des…
23/01
Francis Ngannou conserve son titre de champion du monde poids lourds
22/01
Sortie de faillite : La Cicam a besoin de 48 milliards de F CFA
  • Vous êtes ici :  
  • Accueil
  • Politique
  • Yaoundé lutte contre une enquête de l’Onu concernant une violation des droits de l'homme

Yaoundé lutte contre une enquête de l’Onu concernant une violation des droits de l'homme

mardi, 14 août 2018 08:56 Mfoungo

Sa démarche sur l’affaire de la vidéo montrant l’exécution des femmes et des enfants participe de ce combat.« Un revirement à 180 degrés ». C’est l’expression qui revient pour qualifier le communiqué du ministre de la Communication signé le 10 août 2018. Dans ce document, Issa Tchiroma Bakary avoue implicitement que la vidéo montrant des hommes en uniforme exécutant des femmes et des enfants, qui a fait irruption sur les réseaux sociaux au début du mois de juillet, n’est pas un fake news. Plus encore, la scène se serait bien déroulée au Cameroun et les bourreaux de ces femmes et enfants pourraient bien être des soldats camerounais. En effet, informe le porte-parole de fait du gouvernement, l’enquête ouverte pour « élucider cette affaire et en établir les responsabilités éventuelles a conduit à l’arrestation des personnels militaires ». Il s’agit d’un lieutenant de vaisseau, d’un sergent, de deux caporaux, deux soldats de 2e classe et d’un soldat de 1ère classe « mis à la disposition de la justice », précise le document. Cette position est aux antipodes du discours tenu par le gouvernement dès l’apparition de cette vidéo. Lors d’une rencontre avec la presse, le 11 juillet dernier, tout en annonçant l’ouverture d’une enquête, Issa Tchiroma Bakary parle alors de «fake news», «de manœuvre de désinformation grossière dont les faits projetés n’ont aucun rapport avec l’action menée par les forces de défense et de sécurité dans le cadre des missions qui leurs sont confiées», de «conspiration manifeste», de «malheureuse tentative de transfiguration de la réalité et d’intoxication du public». A sa suite, le ministère de la Défense (Mindef) désigne même un coupable: « L’activiste Patrice Nganang, qui en est l’auteur, a tout simplement manipulé une série d’images prise hors du Cameroun, qu’il a par la suite monté dans un scénario pour accabler les forces de défense », accuse un message publié le 18 juillet sur la page Facebook du Mindef. Le revirement qui surprend beaucoup de monde aujourd’hui, a commencé à se dessiner le 20 juillet. Ce jour-là, dans une déclaration que fait le Mincom, on apprend que « le chef de l’Etat, SE Paul Biya [et] le gouvernement ont été choqués et indignés par l’atrocité des images contenues dans la vidéo et expriment leur compassion à l’égard des malheureuses victimes, ainsi qu’à leurs familles respectives ». Issa Tchiroma admet même la possibilité de bavures contre lesquelles « le chef de l’Etat [a] prescrit la tolérance zéro ».Enquête de l’OnuMais pourquoi ce changement? « Il s’agit d’une démarche qui vise à préserver l’image du chef de l’Etat à l’international », nous avoue une source au fait du dossier. Il faut dire que depuis le déclanchement de l’affaire, Yaoundé subit des pressions de la part, des médias, des ONG et des partenaires internationaux. Après avoir rappelé que «les médias du monde entier, Amnesty International et les organisations camerounaises de défense des droits de l’Homme attribuent les actions montrées sur la vidéo à l’armée camerounaise », les Etats-Unis par la voix de la porte-parole du Département d’Etat, appellent, le 16 juillet, «le gouvernement du Cameroun à mener une enquête avec minutie et transparence sur les événements montrés sur la vidéo, à en rendre les conclusions publiques et, si des militaires camerounais étaient impliqués dans ces atrocités, à les tenir responsables de leurs actes». Mais il y a plus redoutable aux yeux des stratèges de Yaoundé. Ce sont les pressions exercées par le Haut-Commissariat aux droits de l’Homme des Nations unies qui souhaite venir au Cameroun mener des investigations. « Nous avons dit au gouvernement camerounais: si vous affirmez que les informations qui circulent ne sont pas vraies, laissez-nous voir. (…) Clairement il faut une enquête, il faut que les gens rendent des comptes », indique le 27 juillet le Haut-Commissaire sur les antennes de RFI. Selon Zeid Ra’ad Zeid al-Hussein, jusqu’ici, le gouvernement leur oppose une fin de non-recevoir. Les autorités camerounaises redoutent d’autant plus la mission de cet organisme onusien qu’elle souhaite se consacrer aux accusations de tortures et d’exécutions extrajudiciaires dans l’Extrême-nord mais aussi dans les régions anglophones. En enquêtant lui-même sur les dénonciations de violation des droits de l’Homme, le régime de Yaoundé espère donc couper l’herbe sous le pied du Haut-Commissariat aux droits de l’Homme des Nations unies. L’ouverture sur le Cameroun. Selon nos informations, la célérité avec laquelle les enquêtes sont ouvertes, ces derniers jours, contre les soldats indélicats participe également de cette stratégie.
Download attachments:

Leave a comment

Encore appelé Aloe Véra, ce genre de plante grasse originaire d’Afrique et de l’Asie s’est imposée dans le quotidien des populations camerounaises…

Agenda

«January 2022»
MonTueWedThuFriSatSun
     12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930
31