11/06
Insécurité : « Le Cameroun a une longue expérience dans la gestion de ses crises…
11/06
Cameroun : 30% des décès maternels sont dus aux avortements clandestins
11/06
Hécatombe de la falaise de Dschang : Des familles toujours dans l'attente des corps
11/06
Cameroun - Minfi : Un imposteur empoche 333.600.000 Fcfa
11/06
Cameroun : Les Unes du vendredi 11 juin 2021
11/06
Financement de l’Entrepreneuriat Territorialisé : Les concertations se multiplient
10/06
Convention : Cimencam et trois structures publiques pour construire 2 000 logements
10/06
Nord : Oumarou Ousmanou porté au poste de président du Conseil régional après le décès…
10/06
Cameroun-Microfinance : Vision Finances double son capital à 4 milliards de FCFA
10/06
Région du Sahel : Macron annonce la fin de l’opération Barkhane
10/06
Lutte contre le Covid-19 : Une camerounaise met sur pied un nouveau traitement
10/06
Cameroun : Les biens de Pascal Monkam placés sous administration séquestre
10/06
Gifle contre Emmanuel Macron : L'agresseur condamné à 4 mois ferme avec mandat de dépôt
10/06
Organisation de la CAN 2021 : L’Algérie dément vouloir remplacer le Cameroun
10/06
Exploitation minière de Kana : Le responsable de China mining aurait tiré sur l’un de…
10/06
Mayo-Darlé : Les artisans exploitants des sables et graviers reçoivent du matériel d’exploitation
10/06
Journaux en kiosque ce 10 juin 2021
10/06
Lutte contre le terrorisme et l’insécurité : Les comités de vigilance du Mayo Danay équipés
10/06
CAN 2021 : Lady Ponce ne cesse de désapprouver l'hymne retenu pour la compétition
10/06
Kambele : Les activités minières suspendues
  • Vous êtes ici :  
  • Accueil
  • Politique
  • Leaders de l’opposition en Afrique – Exemples du Cameroun et de la Côte d’Ivoire : Deux hommes, Deux destins

Leaders de l’opposition en Afrique – Exemples du Cameroun et de la Côte d’Ivoire : Deux hommes, Deux destins

mardi, 08 septembre 2020 08:54 Nicole Ricci Minyem

Mamadou Koulibaly (MK) et Maurice Kamto (MK) sont des leaders politiques qui visent la magistrature suprême dans leur pays respectif. Tous deux, ont été membres des gouvernements qu’ils veulent remplacer et pour atteindre leurs objectifs, il leur faut, au-delà de tous les autres électeurs, convaincre la jeunesse.

 

Ce n’est pas l’unique trait que Mamadou Koulibaly et Maurice Kamto partagent en commun. Ils sont des Enseignants d’Université, donc en charge de l’éducation de cette masse critique qui fonde cet avenir qu’ils entendent accompagner et à qui ils promettent un mieux être social visible, concret et qui tranche complètement avec ce qu’ils vivent actuellement.

Seulement, la ressemblance entre les deux leaders politiques s’arrête là. Mamadou Koulibaly - Professeur Titulaire  d’Université depuis 30 ans a choisi de dispenser des cours à l’Université, un sacerdoce qu’il raconte devant les Hommes des médias.

«  Après mon passage à l’Assemblée Nationale et au sein du Gouvernement, j’ai initié un courrier à l’adresse de madame Lira Mata à l’époque – présidente de l’Université à l’époque.

Je lui ai dit : Madame,  avec mon expérience d’Enseignant chercheur à l’Université, j’ai terminé et maintenant, je reprends mon travail mais, je vais travailler gratuitement pour éduquer les enfants de ce pays mais aussi les enfants des autres pays Africains, qui pourraient avoir besoin de mon expérience d’enseignant…

 

Après des années, j’ai reçu un coup de fil de la Direction de la Solde, qui m’a proposé de régulariser ma situation. Ils envisageaient de me payer ce qu’ils considèrent comme des arriérés de salaire en tant qu’Enseignant ; Une somme de 45 voire 50 millions, mais, je leur ai  fait parvenir la lettre que j’ai écrite il y’a près d’une décennie, pour leur dire que j’avais fait une promesse et je vais la tenir jusqu’au bout…

Si j’étais un truand, j’aurais pris cela et j’aurais mis dans mon compte ».

A contrario, Le professeur Maurice Kamto - Universitaire – Enseignant à l’Institut des Relations Internationales du Cameroun perçoit toujours un salaire indu, alors que cela fait des années qu’il n’a dispensé le moindre cours.

Invité sur un plateau télé par David Atemkem, le président du Mouvement pour le Renaissance du Cameroun estime que si la situation est ainsi, le tort revient entièrement « à ceux  qui ne me mettent pas en capacité d’enseigner…Ils ne me permettent pas de faire correspondre mon salaire à une prestation de service…Je ne veux pas refuser un salaire alors que je ne demande qu’à enseigner… ».

La faute est toujours celle des autres mais jamais la sienne

Le professeur Maurice Kamto qui, pour certains, apparaît comme le « messie, le membre du gouvernement qui n’a strictement rien à se reprocher et qui est sorti de la "sardinarvie" » après une démission dont ses militants et sympathisants n’ont de cesse de se vanter, perçoit toujours le salaire pour des cours qu’il n’a pas dispensé depuis des lustres.

Ce sont ces jeunes qu’il aurait dû instruire, lui qui est avocat international et qui ne manque pas de faire allusion à l’apport des puissances étrangères pour venir régler les problèmes du Cameroun, dont le principal est la présence du Président Paul Biya à la magistrature suprême.

Manque criard de patriotisme

Le patriotisme du leader du Mrc se limite à des appels aux boycotts des élections, sous le fallacieux prétexte de la révision du code électoral ou alors de la crise sécuritaire dans le Noso.

Une crise qui à la base, avait été initiée par ses collègues enseignants dont certains travaillent dans des conditions peu enviables, pour un salaire de catéchèse.

Quel exemple donne t–il à ces jeunes qui lui font confiance ? Certainement celui de pointer un doigt accusateur sur les autres en leur attribuant leurs propres fautes et en justifiant ce qui, sous d’autres cieux, est une aberration.

L’instruction est le fondement de tout

Tout comme l’éducation, ce sont les deux éléments qui constituent la base de tout être humain. Malheureusement, pendant que d’un côté, un homme ayant des visées politique forme ses jeunes concitoyens, afin que ces derniers disposent des « armes » pour affronter leur avenir, construire leur pays et en faire un exemple dans ce continent toujours présenté comme le plus pauvre de tous.

De l’autre, on a à faire à un président de parti qui surfe sur la souffrance de ses jeunes concitoyens, mettant toujours en exergue les côtés obscurs de ce pays qu’il veut diriger.

Ses militants et sympathisants sont considérés par leurs concitoyens comme les « professionnels des insultes et des fake news » qui traitent le Président de la République, les ministres et autres membres du gouvernement, les élus de la Nation de tous les noms d’oiseau, qu’il faut absolument écarter afin d’asseoir sur le fauteuil présidentiel le président du Mrc.

Le regard de Serge Aimé BIKOI sur la nouvelle technostructure du MRC  

Le Cameroun mérite t-il d’être dirigé par un homme qui, après avoir été à la « mangeoire » pendant les années, ne compte pourtant à son actif, aucune réalisation concrète, aucun fait d’arme qu’on soit en mesure de prendre en exemple et qui aujourd’hui profiterait à ses concitoyens ?

Le Cameroun doit – il être confié à un leader politique, qui n’est jamais responsable de rien, n’assume rien et ne peut être confronté à aucun de ses échecs tout simplement parce que la faute doit toujours incomber aux autres ?  

L’avenir des Camerounais doit – il être confié à un homme qui perçoit sans aucun état d’âme, un salaire versé depuis des années, alors qu’il refuse de transmettre des connaissances à ces jeunes dont il prétend pourtant défendre les intérêts ?

La réponse est « Non »

Il est toujours important de scruter les hommes politiques, au-delà des discours propagandistes, surtout lorsqu’ils prétendent lutter contre un système qu’ils ont longtemps servi.

Les programmes et projets présentés à l’aube d’un scrutin électoral, doivent être accompagnés par des actes et, c’est sur la base de ces derniers que les électeurs doivent choisir leur candidat.

C’est ce qui est primordial, et non pas l’appartenance à telle ou telle autre ethnie, à une telle aire géographique contrairement à une autre.

Si une enquête était menée ce jour à l’université de Côte d’Ivoire,  les jeunes Africains qui bénéficient depuis neuf ans, des connaissances de Mamadou Koulibaly ne sont assurément pas militants de sa formation politique, ils ne viennent pas de son village ou de sa province d’origine.

Le Cameroun, tout comme les autres pays africains, mérite d’avoir des hommes politiques capables de consentir des sacrifices et non pas de grands discoureurs qui, à la moindre occasion, menacent de faire appel à la communauté internationale, pour faciliter leur accession à la fonction de Président de la République.

Appel à l’insurrection : Maurice Kamto reconnaît la légitimité de Paul Biya et tombe le masque sur ses véritables intentions  

 

Nicole Ricci Minyem     

 

Leave a comment

Dans un communiqué rendu public ce lundi, Antony. J.Blinken, secrétaire d’Etat précise que les « États-Unis sont profondément préoccupés par la poursuite…

Agenda

«June 2021»
MonTueWedThuFriSatSun
 123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
282930